Code du travail, IPRES et CSS : le FSDT prépare un débrayage de trois jours du 21 au 23 octobre 2026

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Le Front syndical de défense du travail (FSDT) intensifie sa mobilisation contre plusieurs réformes touchant le monde du travail et les institutions de protection sociale. Dans le cadre d’une tournée régionale entamée le 8 septembre 2026, l’organisation syndicale poursuit ses rencontres avec sa base afin de présenter son plan d’action et de préparer les prochaines étapes de son combat.

Une importante rencontre est prévue ce mercredi 23 septembre au siège de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), à Thiès. Cette étape de la tournée doit permettre aux responsables du FSDT d’échanger avec les travailleurs sur les revendications portées par l’organisation et sur la mobilisation annoncée pour les prochaines semaines.

Placée sous les slogans « Plus forts ensemble pour défendre nos droits » et « Ensemble pour un travail décent et des droits mieux garantis », la rencontre intervient à l’approche d’un débrayage de trois jours annoncé du 21 au 23 octobre 2026.

Des réserves sur la réforme du Code du travail

Le FSDT conteste notamment les projets de loi portant réforme du Code du travail, dont l’adoption en Conseil des ministres à la mi-août 2026, selon l’organisation, n’aurait pas été précédée d’une concertation suffisante avec les partenaires sociaux.

Le syndicat exprime en particulier ses préoccupations concernant les dispositions relatives aux contrats à durée déterminée (CDD). Il s’oppose à la possibilité d’étendre leur durée jusqu’à quatre ans, estimant que cette évolution pourrait avoir des conséquences sur la stabilité de l’emploi et les droits des travailleurs.

L’IPRES et la CSS également au cœur des revendications

Les réformes concernant l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES) et la Caisse de sécurité sociale (CSS) figurent également parmi les points de désaccord. Le FSDT fait part de ses inquiétudes quant aux changements envisagés et à leurs conséquences sur l’autonomie et le fonctionnement de ces institutions.

Pour les responsables syndicaux, ces différentes réformes nécessitent un examen approfondi avec l’ensemble des acteurs concernés afin de parvenir à des mesures prenant en compte les intérêts des travailleurs.

Le FSDT réclame la reprise du dialogue social

Face à ces préoccupations, le FSDT demande la réouverture d’un dialogue social tripartite réunissant l’État, les organisations patronales et les syndicats. L’objectif affiché est de discuter des réformes en cours, mais également des questions liées au pouvoir d’achat, aux conditions de travail et à la protection des droits des travailleurs.

La rencontre de Thiès devrait ainsi servir de cadre pour remobiliser les militants et préciser les modalités de la mobilisation annoncée en octobre. Le FSDT entend poursuivre sa tournée auprès de ses membres avant le débrayage prévu du 21 au 23 octobre 2026.

Barthélémy COLY uracsenegal

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