Pédocriminalité et crimes graves : ADHA salue une avancée décisive et appelle à une mobilisation renforcée
Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) salue avec force la détermination des autorités judiciaires et sécuritaires, notamment le Procureur Dicko, la Gendarmerie de Keur Massar et la Division des Investigations Criminelles (DIC), pour les avancées significatives enregistrées dans la lutte contre la pédocriminalité et les crimes graves portant atteinte à l’intégrité des personnes.
Les faits en cause pédocriminalité, détournement de mineurs, exploitation sexuelle ainsi que la transmission volontaire du VIH constituent des violations graves des droits humains et appellent une réponse ferme, coordonnée et durable de l’ensemble des institutions.
Dès les premières révélations, ADHA a alerté l’opinion publique et plaidé pour un renforcement du cadre juridique et institutionnel (émission Pluriel sur la RTS du 11 février, Réveil sur Walf TV du 12 février, et participation à la marche citoyenne du 14 février). Cet engagement s’est traduit par des prises de position publiques, des interventions médiatiques et une mobilisation citoyenne constante. L’adoption de la loi n° 2026-08 du 27 mars 2026, renforçant la répression de certains actes, marque à cet égard une étape importante vers une meilleure protection des victimes.
ADHA rappelle toutefois que la réponse à ces crimes ne saurait se limiter à la seule répression. Elle doit également intégrer des mesures structurelles de prévention, de protection des victimes, d’accompagnement psychosocial et de lutte contre toutes les formes de stigmatisation.
La défense des valeurs sociales, culturelles et religieuses ne peut être dissociée du respect absolu de la dignité humaine et des droits fondamentaux. Toute approche durable doit s’inscrire dans les standards internationaux des droits humains, en garantissant à la fois justice, équité et protection des personnes les plus vulnérables.
En conséquence, ADHA :appelle à la poursuite des enquêtes dans le strict respect des principes de transparence, d’indépendance et de diligence ; exhorte au renforcement des mécanismes de protection des victimes, en particulier des mineurs ; encourage une coordination renforcée entre autorités publiques, société civile et l’implication de toute la population sénégalaise.
Action pour les Droits Humains et l’Amitié réaffirme sa disponibilité à accompagner toutes les initiatives visant à éradiquer ces crimes et à promouvoir une société fondée sur la dignité, la justice et le respect des droits humains.
Barthélémy COLY Uracsénégal
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