Grève du FSDT : Mamadou Lamine Dianté regrette le maintien du mouvement et sollicite un moratoire de deux mois
Le ministre de la Fonction publique et du Travail, Mamadou Lamine Dianté, a regretté le maintien de la grève générale de 72 heures lancée par le Front syndical pour la défense du travail (FSDT), les 21, 22 et 23 octobre 2026. Il a reconnu que plusieurs engagements pris dans le cadre du pacte de stabilité sociale n’ont pas encore été concrétisés, malgré les efforts déployés par le gouvernement.
Selon le ministre, le Premier ministre, Al Aminne Lo, avait demandé une présentation détaillée de l’état d’avancement des engagements du pacte de stabilité sociale, afin de distinguer les mesures réalisées, celles en cours d’exécution et celles dont les délais de mise en œuvre sont dépassés.
« Il m’a dit : “J’ai l’impression que nous avons des engagements pris par le gouvernement qui n’ont pas encore été réalisés, et s’ils ne le sont pas, il faut que nous les fassions en rouge.” S’ils ont été réalisés, mettez-les en vert. S’ils n’ont pas encore été réalisés, mais qu’ils sont en cours, mettez-les en jaune. S’ils n’ont pas été réalisés et que la période est dépassée, mettez-les en rouge », a expliqué Mamadou Lamine Dianté lors de l’émission matinale de la TFM.
Cette évaluation a permis de recenser 70 activités, dont 29 ont été réalisées et 25 sont toujours en cours. Le ministre a indiqué que ces dernières devraient être finalisées avant le mois de décembre.
Des négociations sans accord pour éviter la grève
Selon Mamadou Lamine Dianté, les négociations entre le gouvernement, le patronat et les partenaires sociaux se sont poursuivies pendant 72 heures, sans permettre de parvenir à un accord susceptible d’éviter le mouvement de grève.
Il a toutefois précisé que les relations entre les différentes parties n’étaient pas rompues et que le dialogue demeurait possible.
« Ce qui s’est passé, nous ne pouvons que le regretter. Parce que nos discussions n’ont pas été bloquées dans leurs aspects relationnels », a-t-il déclaré.
Pour le ministre, les échanges entre le gouvernement et les partenaires sociaux doivent désormais se traduire par des résultats concrets, notamment à travers l’accélération de la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre du pacte de stabilité sociale.
Un moratoire de deux mois pour accélérer les engagements
Face aux retards constatés, Mamadou Lamine Dianté a également indiqué avoir sollicité un moratoire de deux mois afin de donner au gouvernement davantage de temps pour avancer dans l’exécution des engagements. Une nouvelle évaluation est envisagée en janvier.
« Je leur ai fourni des orientations pour que les vingt-cinq actions en cours soient réalisées avant décembre. Par conséquent, veuillez m’excuser jusqu’en décembre. Nous allons essayer de convoquer le comité au mois de janvier. C’est pourquoi j’ai demandé un moratoire de deux mois », a-t-il expliqué.
Le ministre a, par ailleurs, salué l’implication du gouvernement et du patronat dans les discussions, tout en reconnaissant que le niveau d’exécution des engagements restait insuffisant.
« Je sais que nous n’avons pas tout appliqué, mais nous allons essayer de progresser. Cependant, malheureusement, nous constatons que nous maintenons ce niveau de réalisation, et c’est ce qui est regrettable », a-t-il reconnu.
Mamadou Lamine Dianté mise ainsi sur la poursuite des concertations et l’accélération des mesures en cours pour améliorer le bilan du pacte de stabilité sociale et répondre aux attentes des partenaires sociaux.
Barthélémy COLY uracsenegal
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