La région de Kédougou, située à l’extrême sud-est du Sénégal et frontalière du Mali et de la Guinée, fait partie des zones touchées par l’épidémie de dengue. Trois cas y ont été signalés, sans aucun décès enregistré, sur un total de près de 70 cas confirmés à l’échelle nationale.
Au micro de la RFM, lors du journal de 12 heures, le Dr Ababacar Ly, médecin-chef au centre de santé secondaire de Ndiormi, a évoqué la situation sanitaire dans son district. Il a notamment fait état de cas de dengue et de fièvre hémorragique de Crimée-Congo, deux maladies nécessitant une surveillance sanitaire accrue.
Le praticien a rappelé que la dengue est généralement bénigne, mais qu’elle peut évoluer vers des formes graves, voire mortelles, en l’absence d’une prise en charge adaptée.
Des mesures préventives recommandées
Transmise principalement par la piqûre de moustiques infectés, particulièrement actifs durant la journée, la dengue peut être prévenue grâce à des gestes simples. En l’absence de traitement spécifique contre le virus, une prise en charge médicale rapide permet de limiter les risques de complications.
Le Dr Ababacar Ly recommande notamment l’utilisation de moustiquaires, le port de vêtements longs, l’application de répulsifs contre les moustiques ainsi que l’élimination des eaux stagnantes, propices à leur prolifération.
Matam en tête des régions les plus touchées
Selon les chiffres communiqués, Matam arrive en tête des régions les plus affectées par la dengue, avec 27 cas recensés. Elle est suivie de Kaolack, qui en compte 19, puis de Kaffrine avec 7 cas.
Saint-Louis et Tambacounda enregistrent chacune 4 cas, tandis que Dakar en compte 3. Kédougou figure également parmi les régions concernées, avec trois cas signalés.
Face à cette situation, le ministère de la Santé a validé un plan national de riposte contre la dengue. Les autorités sanitaires appellent les populations à redoubler de vigilance, notamment en raison des conditions écologiques favorables à la multiplication des moustiques.
La prévention, l’assainissement de l’environnement et le recours rapide aux structures de santé en cas de symptômes suspects demeurent essentiels pour limiter la propagation de la maladie.
Barthélémy COLY urcsenegal
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