La Fièvre Jaune sévit à Tambacounda

CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LA FIEVRE JAUNE A TAMBACOUNDA

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CAMPAGNE DE VACCINATION DE RIPOSTE

CONTRE LA FIEVRE JAUNE A TAMBACOUNDA.

17/02/2021

 

 

La fièvre jaune est une maladie hémorragique virale aiguë transmise par des moustiques infectés du genre Aedes. Le terme « jaune » fait référence à la jaunisse présentée par certains patients.

Les symptômes sont les suivants: fièvre, céphalées, ictère, myalgies, nausées, vomissements et fatigue.

Dans une petite proportion des cas, les patients contractant la maladie développent des symptômes sévères et environ la moitié d’entre eux meurent dans les 7 à 10 jours.

Le virus est endémique dans les régions tropicales d’Afrique, d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud.

De grandes épidémies de fièvre jaune surviennent lorsque des sujets infectés introduisent le virus dans des zones très peuplées avec une forte densité de moustiques et où la plupart des gens sont peu ou pas immunisés à cause des insuffisances de la vaccination. Dans ces conditions, les moustiques infectés transmettent le virus d’une personne à l’autre.

La prévention de la fièvre jaune est possible grâce à un vaccin extrêmement efficace, sûr et peu coûteux. Une seule dose de celui-ci confère une immunité durable et protège à vie contre la maladie, sans qu’il y ait besoin d’une dose de rappel. Le vaccin confère une immunité efficace dans les 30 jours pour 99% des sujets vaccinés.

Un bon traitement symptomatique en milieu hospitalier améliore les taux de survie. Il n’existe pour l’instant aucun médicament antiviral spécifique contre la fièvre jaune.

La stratégie d’élimination de l’épidémie de fièvre jaune (EYE, de l’anglais « Eliminate Yellow fever Epidemics ») lancée en 2017 est une initiative sans précédent. Avec la participation de plus de 50 partenaires, ce partenariat EYE aide 40 pays à risque en Afrique et dans les Amériques en matière de prévention, de diagnostic et d’intervention face aux cas suspects et aux flambées de fièvre jaune. D’ici 2026, plus d’un milliard de personnes devraient être protégées contre la maladie.

Suite à la notification dans le pays de cas confirmés de fièvre jaune apparus entre juillet et novembre 2020, une investigation du MSAS menée en collaboration avec les districts et régions concernés a permis de retracer et de répertorier un total huit (08) cas de fièvre jaune dont un cas à Touba, quatre cas à Kidira, un cas à Kédougou, un cas à Saraya et un cas à Dakar mais évacué de Thilogne dans la région de Matam.

L’objectif était d’identifier les déterminants de la flambée de ces cas, d’évaluer le risque dans les zones touchées et enfin d’élaborer un plan de riposte adéquat. Il ressort de cette évaluation du risque, qui a combiné plusieurs autres facteurs, que les régions de Tambacounda et de Kédougou doivent mener une campagne de vaccination de riposte compte tenu du risque de propagation de cette maladie dans cinq (05) districts de la région de Tambacounda (Bakel, Goudiry, Kidira, Dianké Makha et Tambacounda) et de tous les districts de la région de Kédougou.

Cette campagne de vaccination qui sera locale doit être réalisée dans le courant du mois de janvier 2021 avec comme cibles les personnes âgées de plus d’un (01) an et un objectif d’au moins 95 % de couverture.

Cette campagne aura la particularité de se dérouler dans un contexte de pandémie de Covid19 et le respect des mesures barrières (distanciation physique, port de masque, lavage des mains) sera de mise.

 

La Fièvre Jaune se caractérise par des formes cliniques suivant les situations épidémiologiques ou les individus.  Elle peut être totalement inapparente, fruste, atypique ou alors gravissime entraînant la mort du malade dans un tableau d’hépatonéphrite hémorragique.  La létalité de la Fièvre Jaune se situe autour de 5% en zone d’endémie, mais peut atteindre 20 à 30% au cours des flambées épidémiques.

Formes typique de la Fièvre Jaune :

Après une incubation silencieuse de 3 à 6 jours, le début de la maladie est extrêmement brutal, avec une fièvre à 39-40°, des frissons, coup de barre lombaire, céphalées.

On distingue classiquement :

Une première phase (dite phase rouge) où le malade est agité, délire parfois, présente un faciès gonflé, des conjonctivites injectées, des lèvres et des paupières œdématiées, une langue rouge vif surtout sur les bords, et une haleine fétide (l’ensemble réalise « le masque amaril »).  A l’examen, on note une légère dissociation du pouls par rapport à la température, un abdomen souple, un foie et une rate de taille normale et parfois une note hémorragique.  Une rémission trompeuse peut survenir à la fin du 3ème jour.  Elle n’excède pas 24 heures.

La deuxième phase (dite phase jaune) :  elle débute au 4ème ou au 5ème jour.  La température remonte à 40°, l’état général s’altère rapidement avec prostration et obnubilation, soif intense, vomissements, douleurs abdominales atroces.  L’ictère est d’intensité variable, tandis que s’installent les signes hémorragiques (purpura pétéchial, hémorragies des muqueuses, hématurie, mais surtout hémorragies digestives (« vomito négro »)) de la plus haute gravité.  L’atteinte rénale se traduit par une réduction de la diurèse.  L’évolution est redoutable, la mort peut survenir entre le 4ème et le 11ème jour dans un tableau de choc.  Dans d’autres cas, le malade dépasse le 12ème jour et guérit définitivement après une longue convalescence.

L’OBJECTIF de la campagne est de

Vacciner au moins 95% de la population âgée de 9 mois et plus contre la fièvre jaune dans les huit districts concernés tout en garantissant la sécurité des injections et la prise en charge appropriée des manifestations indésirables post vaccinales (MAPI).

La communication est un volet essentiel pour la réussite de la campagne de vaccination. Les agents de santé, les volontaires et mobilisateurs doivent être en mesure de comprendre les enjeux, de transmettre et d’expliquer aux parents et aux communautés les messages essentiels sur la campagne afin d’obtenir leur adhésion.

Les agents de santé, notamment les vaccinateurs, devront également communiquer avec les mères/accompagnants lors des séances de vaccination.

Les principaux messages clés à transmettre porteront sur :

1/Informations sur la maladie (Signes et conséquences, gravité) 2/Prévention : Absence de traitement, la vaccination seul moyen de prévention) 3/Tranche d’âge concernée.4/Cibles non concernées et pourquoi. 5/Mode d’administration .6/Conduite à tenir en cas de MAPI.7/Importance de la conservation de la carte. 8/Date lieu de vaccination .9/Respect du calendrier vaccinal.

A Tambacounda les Autorités administratives et académiques se sont mobilisés pour une réussite totale de la campagne de vaccination.

SOURCE RADIO GADEC BEETAWE 88.

KEBE       KEBA       URACSENEGAL.SN

 

 

 

 

 

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