Inondations à Touba : la principale préoccupation des habitants de la ville sainte

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ScreenshotTouba traverse l’une des périodes les plus difficiles de l’hivernage. Depuis le début des pluies, les inondations gagnent progressivement plusieurs quartiers de la ville sainte, plongeant les populations dans une situation de plus en plus préoccupante.

De Darou Khoudoss à Nguiranène, de Guédé à Yoonu Darou Rahmane, en passant par Keur Niang et Madiyana, les habitants sont confrontés à d’importantes quantités d’eau stagnante. Dans certaines zones, les déplacements deviennent particulièrement difficiles, voire impossibles.

Les ouvrages et bassins destinés à évacuer les eaux pluviales, qui étaient censés contribuer à protéger les populations, sont aujourd’hui au cœur des préoccupations des habitants. Après chaque pluie, les mêmes scènes se répètent : routes impraticables, maisons envahies par les eaux, commerces à l’arrêt et importants dégâts matériels.

À Touba, le célèbre adage selon lequel « après la pluie vient le beau temps » semble désormais bien loin de la réalité vécue par les populations. Chaque épisode pluvieux ravive les inquiétudes et fait craindre de nouveaux dégâts, voire des pertes en vies humaines.

Une population à bout de souffle

Au-delà des dégâts matériels, les inondations perturbent profondément le quotidien des habitants et affectent l’activité économique locale. Des routes sont fortement dégradées, certaines maisons ont été endommagées et plusieurs marchés, magasins et commerces sont contraints de fermer en raison des eaux.

Sur le terrain, le désarroi est palpable. Les habitants, confrontés quotidiennement à cette situation, lancent un appel aux autorités pour une intervention urgente.

« Nous voulons simplement que les autorités nous aident à évacuer ces eaux. »

C’est le cri qui revient le plus souvent dans les quartiers touchés.

Certains habitants déplorent également ce qu’ils considèrent comme une absence ou une insuffisance d’intervention des services compétents. Ils s’interrogent notamment sur la présence des équipes chargées de l’assainissement et de la gestion des eaux pluviales.

Dans plusieurs quartiers, des membres de la société civile, des bénévoles et des membres de l’association Touba Thia Kanam tentent de venir en aide aux populations sinistrées et de participer aux opérations d’évacuation des eaux.

Le paludisme, une autre source d’inquiétude

À la problématique des inondations s’ajoute celle de la santé publique. La stagnation des eaux fait craindre une multiplication des maladies liées à l’environnement insalubre, notamment le paludisme.

Les inquiétudes grandissent alors que les structures sanitaires accueillent de nombreux patients. Pour les populations, l’urgence n’est donc plus seulement environnementale ou économique : elle est également sanitaire.

« Le poids électoral de Touba ne mérite pas cette négligence »

Dans les quartiers touchés, la frustration est de plus en plus forte. Certains habitants estiment que l’importance démographique et électorale de Touba devrait pousser les pouvoirs publics à accorder davantage d’attention aux problèmes d’assainissement auxquels la ville est confrontée.

« Le poids électoral de Touba ne mérite pas cette négligence », entend-on régulièrement dans les zones sinistrées.

Au fil des jours, le sentiment d’abandon gagne du terrain, tandis que les populations attendent des mesures concrètes et urgentes.

Quelle solution pour Touba ?

Face à l’ampleur de la situation, une question demeure : quelle réponse durable apporter aux inondations qui frappent régulièrement Touba ?

Pour les habitants, l’urgence est d’abord d’évacuer les eaux stagnantes et de sécuriser les zones les plus touchées. Mais au-delà de la gestion de la crise actuelle, ils réclament également des solutions durables : amélioration du système d’assainissement, entretien et fonctionnement efficace des ouvrages de drainage, réhabilitation des routes et mise en place d’un véritable plan de prévention des inondations.

À Touba, une population inquiète attend désormais des actes. La réponse à cette urgence est devenue l’attente de toute une ville.

Alla Thiam

 

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