Tambacounda:ANCS vulgarise la loi sur les droits humains et lutte contre le VIH.

PROGRAMME ANCS/ DEUXIEME PHASE.

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ANCS PROMEUT LES DROITS HUMAINS ET LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA.

La Radio Gadec Beetawe tambacounda 88.5 a eu l’insigne honneur de recevoir Madame Mabinta Sambou de la Région médicale, gestionnaire des données VIH et Partenaire de ANCS. Le Programme de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et la Covid19 est supervisé par Jean Jacques Diédhiou, Coordonnateur Régional de L’ANCS/Tambacounda. Le thème a porté sur SIDA, violation des droits humains dans le contexte du Vih-Sida et les voies de recours.

1/Le droit au meilleur état de santé susceptible d’être atteint. Les États ont l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la prophylaxie et le traitement des maladies épidémiques ainsi que la lutte contre ces maladies, en veillant, notamment à la mise en place de programmes de prévention et d’éducation pour lutter contre les problèmes de santé liés au comportement, y compris les IST, en particulier le VIH/SIDA.

2/Le droit à la non-discrimination et à l’égalité devant la loi. Le droit international en matière de droits de l’homme garantit le droit à une protection égale devant la loi et le droit à ne pas subir de discrimination fondée sur quelque motif que ce soit. De même que la constitution du Sénégal : égal accès de tous les citoyens aux services publics, rejet et élimination des discriminations;

3/Les droits fondamentaux des femmes. La protection des droits fondamentaux des femmes et des filles — notamment leurs droits liés à la sexualité et la reproduction — est essentielle pour prévenir la transmission du VIH et réduire l’impact de l’épidémie sur les femmes. Dans les pays les plus lourdement touchés, les femmes et les filles représentent la majorité des personnes infectées et celles dont le taux d’infection progresse le plus rapidement. Le Sénégal est dans cette situation car le sida se féminise.

4/Les droits fondamentaux des enfants. Les enfants jouissent des droits des adultes, ainsi que de certains droits particuliers pertinents dans le contexte du VIH et du sida; notamment le droit d’être protégés contre la traite, la prostitution, l’exploitation sexuelle et les abus sexuels ; les droits à l’éducation, la santé et l’héritage et Le droit à une protection/une aide spéciale pour les enfants privés de leur milieu familial protège les enfants orphelins du sida.

5/Le droit de se marier et de fonder une famille. L’article 17 de notre Constitution, reconnaît à l’homme et à la femme le droit de se marier et de fonder une famille.

6/Le droit à la vie privée. Ce droit, impose l’obligation de respecter l’intimité physique (par exemple, en imposant l’obligation d’obtenir un consentement éclairé au dépistage du VIH), ainsi que la confidentialité des informations personnelles (par exemple, les informations relatives à l’état sérologique vis-à-vis du VIH).

7/Le droit à l’Education. Ce droit, garantit aux personnes vivant avec le VIH qu’elles ne peuvent se voir refuser l’accès à l’éducation du fait de leur état sérologique. Le droit à l’éducation fait également obligation aux États de promouvoir la compréhension, le respect, la tolérance et la non-discrimination à l’égard des personnes vivant avec le VIH. Enfin, il garantit aux individus le droit de recevoir une éducation en matière de VIH.

8/Le droit à la liberté d’expression et d’information.

9/Le droit à la liberté de réunion et d’association. Le droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques, ne doit connaitre aucune restriction pour les groupes vulnérables et PVVIH.Par ailleurs, les personnes vivant avec le VIH doivent être protégées contre toute discrimination fondée sur leur état sérologique lors de leur admission à un syndicat ou toute autre organisation.

10/Le droit au travail. Il prescrit le droit de toute personne d’accéder à un emploi sans conditions préalables particulières hormis les critères professionnels. Il y a violation de ce droit lorsqu’un candidat à un emploi ou un employé est contraint de subir un dépistage obligatoire et se voit refuser le poste ou est mis à pied au motif d’une sérologie positive. Le droit au travail garantit en outre le droit à la sécurité et l’hygiène du travail. Lorsqu’il existe un risque de transmission du VIH, comme dans le secteur de la santé, il appartient à l’Etat de prendre des mesures pour réduire au minimum ces risques

11/Le droit de bénéficier du progrès scientifique et applications. Ce droit, est important au regard de la question du VIH compte tenu des avancées réalisées en matière de diagnostic et de traitement, ainsi que de mise au point d’un vaccin et de nouveaux outils de prévention tels que les microbicides.

12/Le droit à la liberté de circulation. Le droit, reconnaît à chacun le droit de choisir librement son lieu de résidence, ainsi que le droit d’entrer et sortir librement de son pays. Rien ne justifiant du point de vue de la santé publique qu’on restreigne la liberté des personnes vivant avec le VIH à circuler ou à choisir librement leur lieu de résidence, toute restriction de cette nature, constituerait de fait une discrimination.

13/Le droit à un niveau de vie suffisant et à la sécurité sociale. La jouissance de ce droit est essentielle si l’on veut réduire l’impact de l’épidémie sur les personnes vivant avec le VIH, les familles appauvries par le sida et les enfants rendus orphelins ou vulnérables par le VIH.C’est dans ce contexte qu’il faut situer, la gratuité des ARV, l’enrôlement systématique des PVVIH au niveau de la CMU et de certains d’entre eux au niveau du PNBSF.

14/ Le droit de participer à la vie politique et culturelle. Ce droit, est essentiel pour garantir la participation des personnes les plus affectées par le VIH à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques et programmes en matière de lutte contre le VIH.

15/Le droit à la liberté et la sécurité de la personne. Le droit, implique qu’on ne peut pas porter arbitrairement atteinte à la liberté et la sécurité d’une personne uniquement en raison de son état sérologique – par exemple, en isolant ou en plaçant en quarantaine les personnes positives au VIH. De même, le dépistage obligatoire du VIH peut constituer une privation de liberté et une violation du droit à la sécurité des personnes. Le respect du droit à l’intégrité physique impose que le dépistage soit volontaire et mené avec le consentement éclairé des personnes concernées

 

16/Le droit de ne pas être soumis à des peines ou traitements cruels,  inhumains ou dégradants. Dans le contexte du VIH, ce droit, impose aux États de veiller à ce que les détenus aient accès à une information et une éducation en matière de VIH, ainsi qu’à des moyens de protection, tels que des préservatifs, du matériel d’injection stérile, des services de conseil et dépistage volontaires et un traitement. Ce droit recouvre également l’obligation de lutter contre le viol et autres formes de harcèlement sexuel en milieu carcéral.

SOURCE RADIO GADEC BEETAWE TAMBACOUNDA 88.5

KEBE    KEBA      URACSENEGAL.SN

 

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